
L’albatro
Sovente, per diletto, i marinai catturano degli albatri, grandi uccelli marini che seguono, indolenti compagni di viaggio, il bastimento scivolante sopra gli abissi amari. Continua a leggere

L’albatro
Sovente, per diletto, i marinai catturano degli albatri, grandi uccelli marini che seguono, indolenti compagni di viaggio, il bastimento scivolante sopra gli abissi amari. Continua a leggere
di Antonio Sparzani
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Charles Baudelaire, Les fleurs du mal, I: Spleen et idéal
II. L’Albatros
Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.
À peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d’eux.
Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid!
L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait!
Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.
L’albatros muove la fantasia degli umani; quello che affascina dev’essere il suo appartenere a un altro mondo, un mondo di ebrezza di voli incuranti delle tempeste, di luoghi inaccessibili ? nidifica nelle isole australi più a sud dei “ruggenti 40” ? di eleganza senza confini, di grida incomprensibili, cui l’uomo sempre e comunque vorrebbe attribuire un significato. Il suo mito comincia dal nome della famiglia cui appartiene Continua a leggere